
"Stan the flasher, disait Gainsbourg, c'est le Pull Marine d'Adjani, sauf qu'il n'y a a pas d'eau dans la piscine." J'ai touche le fond de la piscine, clippé super glam par Luc Besson (dont je ne suis pas fan, c'est un euphémisme, mais là, rien à dire, le clip est impeccable, et met malgré lui en scène toute la problématique adjanienne -mais c'est une autre histoire). J'ai pris un risque notoire : je l'ai vue. Elle -'instigatrice de tout mon drame, la survivante. Comme tout choc violent, état de stupéfaction, anesthésiant, le cerveau qui scande : tout va bien, tout va bien. Et l'inconscient qui encaisse la charge maximale, tout se relie, se rebelle, ça y est, j'y suis, au fond de la putain de piscine. Le corps s'est rebellé, se refusant à générer menstrues -autopsy rapide : rapport à la mère, forcément. Alors non ça ne va pas bien. M'aurait on posé la question il y a 2 mois, ça tenait, rien de notoire, du pur quotidien, de celui qui ne persiste d'exister que parce que je consens à m'en souvenir, pour justement en faire quelque chose, une sublimation, un acte de résistance/résilience -un ouvrage littéraire par exemple. Mais là je l'ai vue et non je ne renoncerai pas à écrire, juste la problématique qu'elle existe, même si il est pour ainsi dire impossibles qu'elle accède à ces lignes, ou à celles du possible roman publié. Ce n'est pas l'écrivante/écrivaine en puissance qui va mal, elle irait plutôt bien, mais la fille en tant que telle, celle qui aime tant sa mère qui lui a fait tant de mal et doit se garder de son commerce pour s'en porter mieux. État vacillant, somatisation notoire, comportement à risques relatif. Ça ne va pas, je mettrai du temps à me remettre de cette rencontre. J'ai eu de la peine de voir son amour mêlé d'aversion, 2 choses inextricable en elle, du domaine des pyjamas bleus. Sauf que si encore elle était en pyjama bleu ça irait, parce qu'elle irait sur une voie possible de meilleur être. Là elle est livrée à sa maladie et je ne peux pas de nouveau m'en mêler sans m'emmêler totalement. C'est elle oui moi. Donc ne plus la fréquenter, le psychisme ne supporte pas. Or j'aime ma mère, la petite fille en moi culpabilise à mort mais la voir ainsi devenue je ne peux pas, je ne me le suis pas formulé, je n'ai même pas pris la décision. Ce qu'il y a à faire, je ne sais pas. Mon corps en sa totalité se rebelle, mon moral touche le fond, je suis à vif, triste, pire que ça, je souris bien sûr, mais pour ensuite m'effondrer totalement, passer d'un état à l'autre, mais en globalement c'est pas ça, ça ne va pas, mon corps s'est rebellé, je suis toute submergée, non ça ne va pas depuis que je l'ai vue... 3 ans que cela ne s'était pas produit, je ne veux pas retomber dans cela, et encore à chaque fois que je la vois c'est une peine nouvelle, mais là c'est elle ou moi au sens où : soit je me consacre à elle, me laisse hanter par elle, soit j'en fais abstraction, d'elle, comme cela a été le cas depuis quelques temps car la plupart de temps je suis en amnésie consciente et volontaire que je ne suis pas la fille de R, qui est folle, la fille de T., qui est mort, la petite fille de l'autre T. qui est tout autant mort, la soeur de B et F qui sont en famille d'accueil et en tout cas orphelins officiels, ni la soeur de L, qui a subi les plus radicales conséquences de notre maman R, L partie rejoindre le monde des pyjamas bleus.


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