jeudi 17 juillet 2008

DANS L'ENFER DE LA TELEPHONIE ou Prends donc un taff !

Mon boulot alimentaire ? Je sature au presque maximum...Quelque chose comme :
Hypocrisie tendue, propos racistes de tout bords (et tous les bords me touchent), parasitage du cerveau que la tâche en elle même qui consiste à enchaîner appel sur appel en un temps minimum et rentable tout en rabâchant le même texte à l'infini avec pour injonction de prendre en saisie quasi instantée dans un espace restreint (cad fais le plus court possible, de toute façon au bout d'un certain nombre de mots dans le commentaire, ta phrase est bridée via manip informatique). Mon contrat devait prendre fin, on me fit comprendre, de façon très euphémisée mais irrespectueuse, qu'on avait plus besoin de mes services, notamment parce que je pris la liberté d'un congé sans soldes, pour me dire par la suite que j'avais (comment traduire) intérêt à revenir car quand même je fais du chiffre, je suis un bon élément, et surtout parce que les 2 personnes qui étaient supposées me remplacer se sont désistées au dernier moment. Oh combien je me sens à l'aise ! Claquer la porte ? Me restent 15 jours à tenir dans une ambiance spéciale et des conditions délétères et pour couronner le tout -mais j'en suis en partie l'instigatrice lassée- papotage tourne en rond du boulot en lui même, avec toutes les variations prosaïques possibles et imaginables "A bla bla salaires, gna gna gna pas sympa, tatati mauvaise ambiance, machin chose bizarre, gagou punition, argh bientôt virée et chould aie staye orgo" Ok au début j'étais de celle qui avait participé mais là c'est parti en free style, et les conversations se font au ras du sol, et me bouffent à l'aller comme au retour, pas d'empathie ni de communication possible, genre disque rayée, oreilles saignantes de rabâchages, en gros et pour finir, j'ai l'impression de faire des heures sup de mon temps libre et pour couronner le tout quand je rentre voir mon dulciné j'éclate de haine, de dégoût et de colère, complètement hystérique. Je gagne ma vie certes, plus pour longtemps cela dit, mais j'ai l'impression que ma façon de gagner ma vie me la bouffe, la vraie, de vie, et au moment où j'écris ce texte hein qu'est-ce que je fais, ah ce taff me poursuivra jusqu'à mon blog, c'est j'habite le téléphone l'ambiance, je vais finir hôtesse au Banana Club, cela s'apparentera encore moins à de la prostitution.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

salut Emilie,
ha toi aussi tu es tombée dans les boulots alimentaires qui tue ton cerveau à petit feu, qui abrutit au possible et où à un moment tu te dis : "mais merde, il faut absolument que je m'en sorte".
courage !!!