mercredi 18 juin 2008

Projet R.

Pour l'instant, seulement 16 pages exploitables. Il y en a eu bien plus, dans des esquisses du projet R., mais les contours du dit projet n'étaient pas encore bien esquissés. Je ne savais pas encore comment raconter cela. Il m'a fallu 3 ans pour m'en rendre compte et que cesse la procrastination (mot qui n'est pas cher qu'à moi) : du comment dire, comment faire, quelle technique narrative, quelle forme, quel point de vue, genre genre -roman à clé, autofiction, témoignage ? La trame narrative est riche et complexe au possible. Je me permet de le dire car il ne s'agit pas de mon fait, il ne s'agit à la base pas de fiction mais d'une matière réelle, celle du vécu même, vécu d'un maximum d'événements objectivement intenses qui se sont déroulés sur un minimum de temps. Et un besoin vital, irrépressible de sublimation : il ne s'agit pas juste de le dire, car cela seriat objectivement facile : consigner sur carnet les faits objectifs, le ressenti subjectif, et pour la transmission le cracher à la face du monde, par le biais de la surexposition web par exemple. J'entends par sublimer faire de l'art de ce vu/vécu, le tordre, l'exploiter au possible jusqu'à ce qu'il en soit transcendé par le biais de l'écriture.

1 commentaire:

Lenore a dit…

Quand on a la forme (ou qu'on la pressent au bout de la plume) on cherche le fond, quand on a le fond on hésite sur la forme... Quelque part, je comprends ceux qui ne jurent que par l'écriture automatique ou le poème dadaïste ! ^^ Courage, on vaincra notre procrastination un jour. a moins qu'on ne finisse par la sublimer ?