vendredi 21 octobre 2011

Ce que dit Kadhafi au moment de sa mise à mort.


Que l'on s'entende bien : Kadhafi me faisait peur comme Mussolini ou d'autres me font peur lorsque je vois les images de leurs discours. Il a tué, il a violé, il fut un dictateur. Cependant je ne lui ai jamais souhaité la mort -personne ne mérite de mourir.

Mais quel ne fut pas ma stupeur, en rentrant d'un paisible voyage à New York, d'apprendre d'une part la mort de cet homme puis de voir les écran envahi de la pire scène d'horreur qui soit. Quelque chose qui vraiment m'a déchiré et me déchire encore le coeur.

Je me demandais ce que criait ce pauvre homme -car il n'était plus qu'un pauvre homme, en position vulnérable et terrorisée- à ces frénétiques bouchers qui s'amusaient de le lyncher. Et il me semble important de l'écrire car je n'en ai lu la traduction nulle part -dans les médias occidentaux.

"Haram alikoum" ("c'est un péché ce que vous faites") ne cessait-il de répéter ou plutôt d'implorer tandis qu'il se vidait de son sang et qu'on l'on malmenait. Et c'est exactement ce que j'ai pensé. Oui, et blasphématoires ces gens qui crient "Dieu est grand" tandis qu'il torturent un homme jusqu'à ce que mort s'en suive. Meurtre cruel, barbare, si vil que les mots ne peuvent en rendre compte. Une mise à mort si atroce qu'elle font paraître la pendaison ou toute mort instantanée pour un sort plus clément. Ces hommes (?), tout d'allégresse sauvage et sanguinaire qui scandent que "Dieu est grand" ? Dieu ne souhaite pas la mort de ses créatures. Le décalogue n'est pas présent dans le Coran tel que dans l'ancien testament, mais on y trouve nombre d'équivalent, telle que cette sourate : "Tuer une âme est comme tuer tout le monde et aider à sauver une âme est comme avoir sauvé tout le monde". Et il n'est pas besoin d'être croyant, mais juste humain, voire animal pour éprouver de la compassion pour son semblable, à savoir, ici, une créature blessée.

Voici ce que j'ai instantanément écrit en voyant ces images tourner à la télévision : "Aucun homme, fut-il le diable, ne mérite de mourir dans l'indignité. Les images, choquantes, comme celles de Nicolae Ceausescu et de sa femme abattus au sol, ne jouent pas, dans l'inconscient collectif, en faveur des révolutionnaires. Cela inverse les rôles et fait oublier les monstrees qu'ils furent. Ca me fait penser à la description de la mort de Robespierre. M.K est mort de la même façon que ses victimes, mais est-ce juste de s'abaisser à son niveau ? Je ne pense pas. Autre chose : à l'époque de la sentence de Saddam Hussein, on avait le choix ou non de voir son exécution. J'avais choisi de ne pas la voir.Ici, non, pas le choix et les images sanglantes sautent au visage.